Alors que la sonde Rosetta s’est posé sur sa comète cible, que New Horizons vient de se réveiller après neuf ans d’hibernation pour observer Pluton, que la NASA fait appel aux lanceurs privés de la société de Elon Musk, Space X, alors que cette dernière tente de recycler ses lanceurs et qu’il y a peu nous pouvions découvrir les quelques instants qui ont succédé à la singularité qu’est le Big Bang, je vous propose de rester confortablement assis dans votre canapé, en attendant la sortie en VOD de Interstellar, pour vous faire un week end thématique Espace.
Mais attention, pas n’importe lequel. Une séance qui va mettre vos nerfs à l’épreuve !

Commençons par Apollo 13 qui nous replonge en 1970, au lendemain du premier homme sur la lune. La conquête de notre satellite ne fait déjà plus audience et ce n’est que par la catastrophe que doivent affronter Lovell (Tom Hanks), Jack Swigert (Kevin Bacon) et Fred Haise (Bill Paxton) que le public américain éprouve un regain d’intérêt pour la mission Apollo. Parfaitement joué par l’ensemble des acteurs, jusqu’aux nombreux seconds rôles, la tension est palpable et on vit chaque instant de ce voyage intensément. D’autant plus intensément qu’il s’agit ici d’une histoire vraie, sans aucun artifice cinématographique.
A regarder avec un bon whisky, une Omega Speedmaster au poignet et 3 ou 4 paquets de clopes.

On peut enchainer tout de suite après avec Gravity. Sandra Bullock y campe le rôle du Dr Ryan Stone, épaulée par George Clooney, qui tente de survivre au heurt entre la station spatiale, sur laquelle elle travaille, et des débris de satellites. En voilà un scénario simple et efficace qui, bien qu’assez peu réaliste dans son déroulement, enivre par ses images vertigineuses et ses rebondissements. Un succès bien mérité.
N’oubliez pas une bonne canette de RedBull et une pensée pour Felix Baumgartner qui lui a vraiment fait de la chute libre depuis l’espace.

Pas de répit malgré les émotions, on fonce vers la lune avec Moon (il n’y a pas de hasard). Kevin Spacey, qui pourtant n’a pas un physique de radio, se contente de faire la voix de l’ordinateur Gerty qui assiste l’astronaute Sam Bell, joué par Sam Rockwell, dans sa mission de collecte de ressources inépuisables qui assure la consommation des populations terrestres. Huit clos oppressant, sévère et implacable. Bien moins grand public que les 2 premiers films proposés, on appréciera ou on détestera le rythme particulier et le déroulement de l’intrigue.
A regarder avec un Guronsan ou quelques bonnes tasses de café.

Terminons avec Iron Sky qui part du principe que les Nazis ont construit une base de repli sur la face cachée de la lune en 1945. Base sur laquelle on tombera en 2018. Que dire. C’est un grand n’importe quoi aux saveurs de steampunk, à regarder comme il a été fait : au second degré. Ce qui ne veut pas dire que ça ne tient pas la route. Pour le quatrième chapitre de cette tétralogie dédiée aux drames spatiaux, il fallait terminer en apothéose ou, au moins, en point Godwin.
A regarder avec le soleil levant, de bons croissants ou une soupe à l’oignon, suivant l’humeur.

Bon week-end.

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