Elle est toute chaude la dernière galette de The Black Keys, Turn Blue. Aussitôt sortie, aussitôt achetée avec une confiance totalement aveugle capitalisée sur les deux derniers albums Brothers (2010) et El Camino (2011). Mine de rien, Turn Blue est le huitième album du duo formé à la fin du siècle dernier par Dan Auerbach et Patrick Carney.
Des survivants à cette génération de groupes qui ont trépassé durant la première décennie de ce 21ème siècle.
The Black Keys doit certainement sa survie à sa capacité à évoluer de manière continue. Et c’est ce qu’on découvre une nouvelle fois avec Turn Blue.
Objectivement, cet album est l’illustration d’un nouveau The Black Keys aux sonorités plus sophistiquées, plus réfléchies. On est moins dans la veine ZZ Top, plus dans l’héritage de Pink Floyd. Et le premier titre de l’album donne directement la tonalité. On plonge dans un trip très 70’s clairement assumé.

Le duo avait annoncé, au magazine Rolling Stones, qu’ils avaient souhaité enregistrer un album à écouter au casque. C’est donc ce que j’ai fait. Turn Blue ne se passe pas en fond sonore. Vous passeriez complètement à côté. Non, il s’écoute attentivement. C’est dans ces conditions qu’on mesure l’ampleur du travail abattu par un Dan Auerbach producteur accompli (Ray LaMontagne, Lana Del Rey ou Dr. John). C’est en prêtant une oreille attentive qu’on apprécie le travail de percussions de Carney, moins en avant que dans les précédents albums, plus dans la subtilité.

Pour conclure, cet album est bon. A mon avis, le meilleur de The Black Keys. Ou tout simplement celui qui me satisfait le plus l’amateur de rock psyché des années 70 que je suis.

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