J’ai déjà eu le plaisir de vous parler de Joumana lors de ma découverte de l’un de ses livres (Sherazade m’a tué) et j’espère vous avoir donné envie de lire ce livre. Il s’agit ici de son dernier livre paru il y a quelques mois.
Même si je tente d’éluder le fait que je dois être dans une période très orientale et féministe, cette lecture ne peut se dissocier du dernier film de Chérien Dabis (May in the summer) et de mes dernières lectures. Je dois avouer que je ressens davantage d’humilité, de compassion, d’ouverture d’esprit et de tolérance auprès de cette nouvelle vague d’intellectuelles venues de l’Orient. Loin de moi l’idée de vouloir les cataloguer et les réduire à leur culture, cela serait faire injure à leur talent et leur sensibilité mais je ne retrouve pas autant d’amour et d’humour auprès des intellectuelles occidentales. Celles ci parlent et montrent du sexe là où Joumana et Cherien dévoilent la sensualité. Celles ci parlent conflit et lutte la où Joumana, Cherien, Nina ou Diane Mazloum parlent amour et dialogue.
Joumana reprend avec son style son chemin de croix pour défendre une autre société où l’homme évolue dans son corps et son esprit. elle le fait avec humour et tolérance, caractéristique majeure de cette écrivaine pour mieux mettre en exergue les injustices du monde actuel.
« Aujourd’hui, les gens ont plus besoin d’un Clark Kent que de Superman » déclare Joumana et on en peut que valider un tel propos. Et son propos est aussi de juger les hommes, assis sur leur statut patriarcal et les femmes qui l’entretiennent. Et ne vous méprenez pas, la diatribe concerne les trois religions monothéistes qui perpétuent ce statut avilissant pour la femme. Ce livre est universel et s’adresse à tous et à toutes.
Ce dernier livre de Joumana Haddad est encore une fois réussi et mérite une lecture attentive. J’ai beaucoup ri en lisant le chapitre « Penis, mode d’emploi » et vous apprécierez l’humour de cette écrivaine et poète.
Merci à vous Joumana.

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Le pitch selon Acte Sud :
Faisant suite à J’ai tué Schéhérazade et écrit avec la même verve, ce livre de Joumana Haddad dénonce le système patriarcal qui sévit dans le monde arabe et qui s’enracine dans les trois religions monothéistes. En discriminant la femme au sein de la famille et dans la vie sociale, ces religions n’ont pas seulement favorisé le machisme mais l’ont aussi institutionnalisé et sacralisé. Machisme qui, sous les apparences de la force, de la confiance en soi, de l’aplomb, de la fierté individuelle ou clanique, traduit au contraire un profond sentiment d’insécurité et des peurs irrationnelles.

A propos de l'auteur

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