Ce film est d’une beauté rare et d’une poésie captivante. Il faut être japonais pour maîtriser cette perception de la vie et de la mort avec autant d’équilibre et de finesse. Sans tomber dans la caricature de « la zenitude », nous succombons aux bruissements d’une feuille ou à la puissance d’une vague.
Nous baignons en pleine sensualité durant deux heures où l’insignifiant devient grand. C’est une vision contemplative, pleine de délicatesse, au lyrisme certain.
Une vision au quotidien, linéaire certes, mais tellement belle et pure. Chaque être est à sa place et interprète sa partition avec justesse et précision.
Alors oui, le thème de ce film est la vie et la mort. Et c’est, malgré tout, une belle ode à la vie. Et cette vision est magnifier par une lumière splendide durant tout ce film.
On peut donc être surpris du palmarès de Cannes où Kawase fut exclu. C’est certainement la plus belle réalisation de Kawase et l’un des plus beaux films de 2014. Bien sur, il ne peut en rester qu’un et Winter Sleep est assurément une belle palme d’or. Il reste pour moi le plus beau film de cette année et Still the water prend la seconde place sans démériter.
On sort de ce film avec apaisement et optimisme. Une fois passé les cinq premières minutes très complentatives et silencieuses, on suivra avec ravissement cette jeune fille qui donnera du corps à ce garçon. Et c’est peut etre là le sens caché le plus présent dans ce film.

La bande annonce :

Le pitch :
Sur l¹île d’Amami, les habitants vivent en harmonie avec la nature, ils pensent qu’un dieu habite chaque arbre, chaque pierre et chaque plante. Un soir d’été, Kaito, découvre le corps d¹un homme flottant dans la mer, sa jeune amie Kyoko va l’aider à percer ce mystère. Ensemble, ils apprennent à devenir adulte et découvrent les cycles de la vie, de la mort et de l’amour…

A propos de l'auteur

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