Les films de Cannes débarquent sur nos écrans pour notre plus grand plaisir. Deux grand films sortent du lot durant cette rentrée avec Winter Sleep et Sils Maria. J’ai donc fait un choix et souhaité mettre en avant le film de Assayas. Ce n’est pas un jugement de valeur mais l’un a eu la palme et l’autre pas et il faut soutenir ce bijou contemporain.

Ce film est assurément l’un des plus beaux films que j’ai vu durant cette année 2014. Il fera très certainement parti de mon TOP5 lors des classements de fin d’année. Il est soutenu par deux actrices magnifiques. J’ai découvert une Kirsten Stewart qui arriva à éclipser une majestueuse Binoche, que je n’avais plus vu si haut depuis quelques années. Et si vous ajoutez à ces talentueuses actrices une réalisation époustouflante d’Assayas, vous obtenez un film subtil, équilibré , tout en nuance et si vif, précis que l’on frise le sublime qui est atteint à la dernière seconde avec ce plan d’une beauté rare et lumineuse de Juliette Binoche.
En me remémorant ce film, je ne peux m’empêcher de rajeunir de 30 ans et retrouver Binoche dans Rendez-vous de Téchiné. Mettre en parallèle ces deux interprétations est une évidence vu le sujet du film d’Assayas et son rôle de scénariste dans le film de Téchiné. Tout se mélange entre ces deux films et les carrières de Binoche et Assayas. Binoche se met à nu et la transparence reste majeure dans les deux films.
La porosité ressenti dans le film peut facilement traverser l’écran. Ce huis-clos est une pure merveille qui fera date pour les protagonistes.
Le réalisateur aurait pu se contenter de nous proposer un film sur le temps qui passe et il nous propose une réflexion sur l’étre et sa relation avec autrui.
Quand on découvre ce film, on ne peut qu’être surpris de son absence dans le palmarès Cannois. Si Map to the stars et Julianne Moore ont eu un prix, Sils Maria en méritait deux tant la réalisation et l’interprétation du duo Binoche/Stewart sont plus riches et profonds.

Dépêchez vous de découvrir ce chef d’oeuvre et partagez votre opinion.

Le pitch :
À dix-huit ans, Maria Enders a connu le succès au théâtre en incarnant Sigrid, jeune fille ambitieuse et au charme trouble qui conduit au suicide une femme plus mûre, Helena. Vingt ans plus tard on lui propose de reprendre cette pièce, mais cette fois de l’autre côté du miroir, dans le rôle d’Helena…

Pour découvrir la bande annonce, c’est par ici

A propos de l'auteur

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