Apres le Yves Saint Laurent adoubé par Berger et on comprend pourquoi, nous découvrons enfin en salle la version de Bonello et ça fait du bien.
Loin de la bienséance et du biopic lisse, on découvre un Saint Laurent envoutant où Berger reprend sa place derrière le maitre et non à coté.
Superbement interprété par Gaspard Ulliel et accompagné par une Léa Seydoux au Top, on tient ici un vrai duo. Et le casting formidablement réussi est complété par un Louis Garell si retord et malsain que la version Lafitte passe pour un roman à l’eau de rose.
Ce film nous présente une passion et le fait passionnément dans un tourbillon d’images et de sons.
La bande son est envoutante et nous accompagne fiévreusement durant 2h30 que ce soit avec le Velvet Underground ou Schubert.
La mise en scène est diabolique d’efficacité et je retiens deux scènes magistrales: La rencontre avec sa muse Betty en boite qui est parfaite avec des lumières fantastiques et la scène de Berger dans ces négociations commerciales.
Ce film est magistral où le chaos se confronte à la douceur de Ulliel. Bien sur, on ne peut éviter la comparaison avec la version de Lespert et cette dernière ne peut servir que de faire valoir à la version Bonello. A la fadeur, on oppose la fièvre. A l’ennui, on oppose l’euphorie et le plaisir. A un biopic lisse, on oppose une version multi-facettes où Saint Laurent devient le vecteur de nos propres peurs et de la mort.

Il faut voir ce chef d’oeuvre qui se classe au sommet de mes films en 2014.

« J’ai crée un monstre et je dois vivre avec maintenant »

Le pitch du Film :
1967 – 1976. La rencontre de l’un des plus grands couturiers de tous les temps avec une décennie libre. Aucun des deux n’en sortira intact.
La bande annonce, c’est par ici

A propos de l'auteur

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