Dernier opus de Kurosawa, REAL nous plonge dans l’adaptation du roman « A Perfect Day for Plesiosaur » de Rokuro Inui. Je ne comprends pas pourquoi le titre a été changé, mais c’est ainsi.
Le pitch du film : Atsumi, talentueuse dessinatrice de mangas, se retrouve plongée dans le coma après avoir tenté de mettre fin à ses jours. Son petit-ami Koichi ne comprend pas cet acte insensé, d’autant qu’ils s’aimaient passionnément. Afin de la ramener dans le réel, il rejoint un programme novateur permettant de pénétrer dans l’inconscient de sa compagne. Mais le système l’envoie-t-il vraiment là où il croit ?

Après HER de Jonze, la science fiction est à l’honneur ce mois-ci. Kurosawa nous a habitué à surprendre son spectateur et il gagne à tous les coups. Après l’érotisme, l’horreur ou le polar, il revient à un cinéma plus traditionnel mais néanmoins attirant et captivant.
On redécouvre tous les penchants du réalisateur avec le déni, la culpabilité, l’enfance et l’univers japonais bien présent avec les mangas et les Kaijū.
C’est une belle fable poétique où l’on plonge avec angoisse dans un subconscient très prenant. Cette vision est très sophistiquée et élégante. On s’accroche à nos personnages avec empathie. Sans dévoiler l’histoire, il y a un avant et un après dans ce film. Quant à moi, j’ai davantage été intéressé par la seconde partie qui permet de maintenir le spectateur en éveil.
Kurosawa est un maitre. Il dompte son art avec poésie et virtuosité.

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