C’est d’un livre dont je vais vous parler et non du cultissime film de Brian de Palma, un livre d’un auteur dont j’avais oublié le nom tant il écrit peu, 5 livres en quarante ans.
Ma dernière rencontre avec Schuhl remonte à 2000 avec son prix Goncourt (Ingrid Caven, qui est tout sauf un Goncourt traditionnel, je vous encourage à le lire) et depuis lors j’avais perdu de vue cet auteur que je qualifierais d’à part.
Découvrir un nouveau texte de Schuhl fut donc une vraie et belle surprise. Après celle de Kundera, le printemps littéraire est joyeux et studieux.
Je retrouve quelques similitudes entre ces deux derniers opus littéraires. Tout d’abord, on peut difficilement les qualifier. Ni roman, ni témoignage, Schuhl nous promène dans ses souvenirs enjolivés avec un malin plaisir. Et tout comme La fête de l’insignifiance, c’est drôle, très drôle.
C’est un monde idéal que l’on prend plaisir à retrouver Warhol, Basquiat, Newton. C’est un livre où l’on prend plaisir à déambuler dans les rues parisiennes avec Jarmush ou Eustache. C’est un livre où l’on prend plaisir à parcourir trois décennies (de 1970 à 1990) de New York à Paris.
C’est une ode poétique, pleine d’humour qui vous emplit la tête d’images toutes plus folles les unes des autres et qui donnent du sens à cet ensemble pourtant si disparate.
Dès que vous avez fini le dernier Kundera, précipitez vous sur le dernier Schuhl!

La 4e de couv :
Obsessions, Collection L’Infini, Gallimard, Parution : 03-04-2014

«J’avais rencontré la jeune femme par hasard et après quelques verres on s’était retrouvés dans une chambre en forme de cube aux murs faits de miroirs, le plafond aussi : un dé géant en miroirs, et comme j’avais bu j’ai eu l’impression à un moment que le dé commençait à rouler.
Sa robe tomba tout de suite et elle fut à quatre pattes sur le tapis, en dessous chics. Et elle déclara sur un ton naturel : « Je suis un cheval! » Cette information éveilla mon intérêt (après tout, je suis un grand fan de l’inconsistance humaine), mais me laissa désemparé (devrais-je dire désarçonné?) quant à la marche à suivre… Sur l’instant j’ai pensé : « Me voilà dans un dé avec une centaure. » Je suis si romanesque!»

Le livre aux Editions Gallimard, c’est ici

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A propos de l'auteur

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