Niki De Saint Phalle est au Grand Palais et c’est une bonne nouvelle.
C’est une excellente nouvelle car cette exposition post mortem apportera enfin à cette artiste la reconnaissance qu’elle mérite.
C’est une très bonne nouvelle car les visiteurs vont découvrir une artiste éloignée des clichés « Nanas » et de la fontaine à Pompidou. Loin de l’image lisse et joyeuse, Niki est dévoilée en féministe torturée, avant-gardiste et intégrée dans l’univers créatif de l’époque. Cela me laisse à penser que si Niki n’avait pas été une femme, sa reconnaissance eut été plus forte.

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Et cette exposition arrive à point nommé. Douze ans après sa mort, le temps a permis de mesurer le talent et le génie de cette artiste. Le recul nécéssaire est là pour comprendre son oeuvre. Et cette période est relativement courte pour permettre une analyse très contemporaine de son art et mettre en relief son oeuvre avec des artistes toujours vivants tel Jasper Johns.

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Le pari audacieux de cette exposition est réussi. C’est un succès populaire démontré par les files d’attente quotidiennes et une réussite scénographique car au lieu de s’enfermer dans une lecture chronologique bien trop linéaire, on découvre une oeuvre classée par thème qui permet une bien meilleure compréhension de cette artiste.

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D’un art très personnel et sombre, on découvre petit à petit un art qui se veut plus accessible. Car Niki de Saint Phalle voulait rendre son oeuvre accessible. Et suite à la visite du Parc Güell , faire son propre jardin fut une obsession qu’elle finança essentiellement grâce à ses Nanas devenues produits dérivés et à son parfum. Indépendante, engagée politiquement et féministe définissent bien sa raison d’être et son rôle d’artiste.

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Cette exposition retrace donc ces 50 ans de créations où ils ne manquent que ces premières créations niçoises. Mon seul regret dans cette exposition est de ne pas avoir crée un espace médiathèque où l’on pourrait revivre l’intégralité de ces interviews. Elle maitrisait tellement cet art que découvrir uniquement trois ou quatre interviews est une frustration.

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On débute l’exposition avec des oeuvres fortes et tourmentées qui témoignent de son engagement féministe pour ensuite découvrir ce qui fit certainement sa renommée avec ses tirs qui restent pour moi la période la plus interessante avec le début des Happenings. On terminera l’exposition avec les maquettes de ces jardins.

Le Grand Palais et sa commissaire nous offrent une très belle retrospective de l’oeuvre de Niki de Saint Phalle et profitez des nocturnes nombreuses pour savourer cela en petit comité. Et si vous préférez la foule, n’oubliez pas la nuit blanche le WE prochain.

Bonne visite et n’hésitez pas à me donner votre votre coup de coeur !

l’exposition au Grand Palais :
Niki de Saint Phalle (1930-2002) est l’une des artistes les plus populaires du milieu du XXe siècle, à la fois plasticienne, peintre, sculptrice et réalisatrice de films. Si elle est surtout connue du grand public pour ses célèbres « Nanas », son oeuvre s’impose aussi par son engagement politique et féministe et par sa radicalité. Le Grand Palais propose la plus grande exposition consacrée à l’artiste depuis vingt ans et un nouveau regard porté sur son travail.

Pour réserver vos places (je vous le recommande), c’est par ici

Les liens utiles pour compléter votre connaissance de Niki de Saint Phalle :

La fondation Niki de Saint Phalle

Le jardin des Tarots, c’est ici

Les TIRS de Niki de Saint Phalle disponible à la médiathèque du Centre pompidou, c’est par ici

A propos de l'auteur

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