Alexander Payne est un grand réalisateur. Il signe ici son sixième film. Chose surprenante, alors qu’il filme son Nebraska natal, le scénario n’est pas de lui. Je pense même que c’est la première fois pour lui.
La première chose qui surprend dans ce film est le noir et blanc. Il a du en baver pour imposer cela au studio et pourtant on ne peut pas imaginer autre chose tant ce choix parait évident.
On retrouve un road movie qui avait tant réussi à Payne avec Sideways. Loin de moi l’idée de vouloir hiérarchiser ces films, Payne nous livre un film émouvant, sensible et drôle.
Le thème du père est toujours présent. Ce père taiseux, proche de la mort, que son fils tente de découvrir lors des périgrinations.
L’occasion pour nous de découvrir une Amérique rurale, meurtrie par la crise. C’est une Amérique profonde, très profonde que l’on côtoie durant deux heures pour mieux appréhender cette famille qui se redécouvrira une raison d’être.
Ce film est très réussi. Et paradoxalement, on peut dire que c’est le film le plus personnel de Payne. Et l’on ne peut parler de ce film sans parler de l’incroyable interprétation de Bruce Dern qui mérite son dernier prix à Cannes.
Le pitch du film : Un vieil homme, persuadé qu’il a gagné le gros lot à un improbable tirage au sort par correspondance, cherche à rejoindre le Nebraska pour y recevoir son gain, à pied puisqu’il ne peut plus conduire. Un de ses deux fils se décide finalement à emmener son père en voiture chercher ce chèque auquel personne ne croit. Pendant le voyage, le vieillard se blesse et l’équipée fait une étape forcée dans une petite ville perdue du Nebraska qui s’avère être le lieu où le père a grandi. C’est ici que tout dérape. Rassurez-vous, c’est une comédie !
nebraska
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