5 garçons et 5 filles, soient 10 célibataires, durant une soirée, une saison pour nous téléspectateurs, qui se croisent, se rencontrent, se plaisent, se repoussent. Tel est le pari de Jon Lucas et Scott Moore, créateurs de la série Mixology diffusée actuellement sur ABC.
Un pari un peu fou que nous faire vivre une seule soirée sur toute une saison. C’est ce qui fait l’intérêt de cette série, au delà des entrechats amoureux en quasi huit-clos, tout en étant sa principale limite.
Je m’explique : après avoir enchaîné les 4 premiers épisodes avec plaisir, je dois avouer que passer à un épisode par semaine (ou moins en fonction des joies du calendrier) fait perdre beaucoup de rythme à cette série. On a le temps d’oublier, de se lasser, et chaque épisode a du mal à relancer l’attrait émoussé par la semaine passée.
Mais ne vous trompez pas, les personnages sont sympathiques et, si l’on reste bien dans l’histoire, on prend du plaisir à découvrir les protagonistes à travers des séances de flashbacks bien menées. Tout comme on apprécie de les voir évoluer au cours de cette unique soirée. Histoire d’amour, coup vite fait, désespoir ou espoir, tout est intense et emporté par les codes de la relation propres aux Etats-Unis. Ces codes qui me semblent si loin de nos modes opératoires de gaulois (en avons-nous d’ailleurs ?). Ces codes si stricts, parfois difficilement pénétrables, au point que j’observe la situation, avec distance, comme lorsqu’on découvre de nouvelles mœurs.
Mixology se laisse regarder, de préférence en mode marathon, en enchaînant les épisodes les uns derrières les autres, et ravira les trente et quarantenaires.

Mixology sur ABC

Crédit photo : ABC/Craig Sjodin

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