Et si on oubliait pendant une petite quarantaine de minutes notre environnement quotidien. Et si on s’envolait en Islande, pays de l’herbe trop verte, du volcan dont on ne dit pas le nom (imprononçable), des petites maisons aux façades colorées, des sources thermales, des Dieux païens, de Bjork et de Ásgeir.
Aujourd’hui, le jeune Ásgeir a 22 ans. Il a grandi au milieu de la nature, dans une famille de musiciens et a réalisé son premier album à 20 ans, Dyrd í dauðathogn, à partir de poèmes écrits par son père, dont In the Silence est la version anglaise.
Tout comme Bon Iver, que j’aime beaucoup, ce deuxième album de Ásgeir a un effet radical sur moi. Au point qu’il devrait être remboursé par la sécurité social : apaisant, relaxant, décontractant, aussi bien d’un point de vue mental que physique.
Le matin pour démarrer une journée en douceur, le soir pour décompresser avec un bon bouquin ou simplement en fermant les yeux, la voix haut perchée de Ásgeir, vous emporterons un peu plus près de l’idée que je me fais du paradis, ou du nirvana, à votre convenance.
Les boucles étranges de Higher, les accords de Higher, les picking à la guitare de Was There Nothing, la puissance contrastée de Torrent, les cliquetis de Head In The Snow (qui me rappelle irrémédiablement Aphex Twin) j’adhère, j’achète et j’en redemande, laissant filer les 10 titres de l’album comme une seule pièce musicale.

A découvrir ici.

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