Au commencement, il y avait blur, énervant avec son tube Girls & Boys – vous vous souvenez peut-être de cette prestation clownesque sur la scène de Dance Machine ? -, puis des succès reposant davantage sur la qualité musicale du groupe que sur les belles gueules des jeunes brits.
Mais blur est trop étroit pour son leader. Damon Albarn a envie d’autres sons, d’autres expériences. Une forme de nouvelle virginité qui prend la forme d’un concept : Gorillaz. Le bon plan pour Damon, que ce groupe à géométrie et style variable, avec une image créée de toute pièce. Il entraine l’auditeur d’un hip-hop bien groovy et lourd à des pièces musicales digne d’opéras contemporains (si, si), en passant par une trip-hop envoutante.
Si vous avez suivi les aventures du gorille virtuel (non, pas Shaka Punk), vous ne serez pas surpris par la tournure que prend la 3ème vie de Damon Albarn. Assumerait-il finalement sa musique ? S’agirait-il de l’album de la maturité ? Comme le dit Laurent Delahousse, Big Jim du journal télévisé public, car c’est sous son vrai nom cette fois-ci que l’anglais hirsute à gueule d’ange nous propose Everyday Robots.
Peu de surprises avec cette délicieuse première galette qui fleure bon les 20 ans d’expérience musicale et d’affinage d’un style qui en fait sa signature. Mélancolique tout en étant cosy, une forme de joie triste ou une tristesse joyeuse, la musique de Damon Albarn est envoutante dans laquelle on retrouve son affection particulière pour le Gospel (réécoutez Tender de blur) et des rythmes tirant vers le reggae.

Everyday Robots, album parfait pour les dimanches soirs pluvieux, est la preuve que Damon Albarn fait chaque fois toujours un peu mieux (ah, c’était possible ?!), pour notre plus grand plaisir.

A découvrir ici.

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