Il est de bon ton d’avoir lu ou feint d’avoir lu le poids lourd de la littérature économique de l’année. Pour ne pas faire comme les autres, j’ai attendu ma seconde lecture pour vous parler de ce livre.
Je l’avais lu il y a quelques mois par curiosité et intérêt car je reste un grand fan de l’histoire économique. Ne me résolvant toujours pas à annoter mes livres, j’ai donc acheter à nouveau ce livre au format Kindle. Ce format avait deux avantages pour moi. Le premier est de bénéficier d’une version légère dans le TGV et le second est de pouvoir prendre des notes et surligner facilement les passages qui m’intéressaient…et donc de rédiger un article plus facilement.
Tout d’abord, il est important de noter que les 1000 pages ne doivent pas vous effrayer. Bâti en trois parties, on ne voit pas le temps passé (ndlr : et encore une fois, vive le kindle pour soulager vos bras).
En second lieu, il s’agit d’un livre d’économie, mais très accessible. Piketty a un vrai sens pédagogique et ce livre est très accessible.(ndlr : encore une fois, le kindle est très pratique pour accéder aux notes ou à wiki si besoin)
La force de ce livre réside dans son exhaustivité statistique et historique. Mené sur plusieurs siècles, on prend davantage de hauteur sur les fluctuations actuelles et on comprend mieux les cycles. C’est un vrai plaisir de retrouver les économistes fondateurs de l’économie moderne et cette première partie devrait être au programme de tous les futurs bacheliers.
Une première partie qui relate l’histoire de l’économie et les différentes politiques ces deux derniers siècles.
Une deuxième partie qui met en avant les inégalités suivant la règle énoncée r>g.
Et enfin, une dernière partie qui fait quelques propositions.
Piketty nous apprend donc que les inégalités ne sont pas, loin s’en faut, actuelles et que celles ci pouvaient être largement supérieures il y a un siècle. Il met en perspective les différences entre la vieille Europe et les Etats-Unis à partir de 1945 et le retour d’une plus forte inégalité basée sur la règle simple que r>g, c’est à dire quels revenus du capital sont supérieures au revenu du travail. Tout son argumentaire, ses statistiques et les faits tendent à prouver cette équation.
De fait, les riches s’enrichissent plus vites que les salariés et les inégalités s’accroissent, y compris après les prélèvements. Et ce phénomène s’accroît à la fin du XXe avec les héritiers qui s’enrichissent passivement.
Cet axiome a tout pour vous mettre le moral à zéro !
Et là où le bat blesse reste dans les propositions de Piketty. Après une vision historique complète, une analyse riche et détaillée, on s’attendait à des propositions fortes et innovantes.
Et on se retrouve avec un impôt supplémentaire pour les riches… comme Roosevelt avait pu le faire il y a un siècle. On repassera pour l’innovation.
Mais il a le mérite de reprendre le débat et vouloir stopper ce capitalisme fou. Et rien que pour ça, c’est une vraie espérance.

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A propos de l'auteur

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