Les premiers romans sont particuliers. A la fois pour l’auteur bien évidement mais aussi pour le lecteur qui a franchit le pas sur une 4e de couverture, une critique intéressante dans une revue ou sur un a priori.
Quant à moi, il s’agissait certainement d’un mélange de tout cela. Une écrivaine, libanaise de surcroît, une 4ème de couv prometteuse et un article dans une revue littéraire ont motivé mon choix.
Et je ne fus pas déçu. La plume de Diane Mazloum est légère et sensuelle. Sa construction donne de la vitalité à son histoire et son style est déjà bien affirmé.
Même si le titre n’est pas usurpé, Beyrouth La Nuit, on comprend vite que le thème de ce roman n’est pas Beyrouth mais les destins qui s’y croisent et il est rare de lire un livre sur Beyrouth sans côtoyer l’horreur et la tristesse. Avec Diane, on vit le présent avec fougue et plaisir et Beyrouth est là pour nous rappeler d’où ils viennent.
Je ferais aisément le parallèle avec le dernier film de Cherien Dabis (May In The Summer) où la vie prime sur la souffrance et la guerre.Et l’environnement politique va nourrir le contexte sans être central.
Et je suis persuadé que le fait que ce soit deux femmes, aux cultures doubles, permet cette distance avec le politique pour se concentrer sur l’humain et la vie.
La sensualité fait partie de la vie et l’auteure a eu le courage de ne pas l’éluder. Cela rend ce récit plus fort et réel. On découvre des adultes qui vivent leur vie d’ados que la guerre leur a volée.
Je vous conseille donc fortement de lire ce roman. Dans le mesure où May in summer ne sort que dans une semaine, vous avez une occasion en or de lire ce roman avant.

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Le pitch :
Beyrouth, au crépuscule. La ville se prépare à regarder le match Allemagne-Ghana de la Coupe du monde de football 2010. Au cours de la nuit, six personnages, filles et garçons, se croisent, s’esquivent, se frôlent, s’aiment, se perdent dans ce Beyrouth de tous les excès, entre Occident et tradition, boîtes de nuit à ciel ouvert et diodes opalescentes des écrans de portable, de télévision : ces lumières artificielles des oiseaux nocturnes que sont les protagonistes de ce Bonjour tristesse du Liban.

A propos de l'auteur

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